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Equipe nationale

Doit-on en vouloir à Deschamps?

En sélectionnant Boubacar Kamara, Didier Deschamps glace les espoirs d’une grande majorité des Sénégalais. Le rêve de voir le natif de Marseille revêtir les couleurs de l’équipe nationale vole (peut-être) en éclats. Mais doit-on s’en prendre au sélectionneur des Bleus, qui décide de jouer un vilain tour aux Lions de la Téranga?

Les Sénégalais ont la gueule de bois après la publication de la liste de l’équipe de France par Didier Deschamps. La raison: le sélectionneur des Bleus court-circuite leurs vœux en convoquant Boubacar Kamara. Un choix difficile à digérer. Car le Marseillais, zappé par Sylvain Ripoll avec les Espoirs, semble être promis aux Lions de la Téranga. Rien ne laisse présager que le milieu défensif de l’OM entre dans les plans de DD. Même quand il performe, le patron des Bleus se passe de lui. Mais il a fallu que le journal L’Equipe évoque un (probable) accord de principe entre le Phocéen et les Lions de la Téranga, pour qu’il passe à la vitesse supérieure. Même si le Champion du monde (1998) se défend d’avoir convoqué le joueur de 22 ans pour l’empêcher de jouer avec le Sénégal, tout porte à croire le contraire. Les Français ressassent la jurisprudence Kalidou Koulibaly. Ils ne veulent pas perdre un jeune, avec du potentiel, au profit d’un pays qui n’a pas participé à sa formation. Le verrouiller est une obligation. DD est allé jusqu’à se passer d’Eduardo Camavinga, auteur de grosses performances avec le Real Madrid en Ligue des champions.

Échec de politique sportive

Le Sénégal fait très souvent la cour assidue aux binationaux. Parce qu’il y a un échec de politique sportive au niveau national. Pourtant avoir dans ses rangs Sadio Mané devrait suffire à mieux accompagner les clubs dans la formation. En les aidant à avoir de bonnes infrastructures, notamment. Mais on se retrouve à courir désespérément derrière des joueurs formés en grande partie en France. Leur apport est grandiose. On aurait difficilement gagner la CAN sans eux. Certains comme Kalidou Koulibaly ou Abdou Diallo ne jouent pas les divas au moment de faire leur choix. Mais d’autres se font désirer et peuvent utiliser la sélection nationale comme un moyen de pression, pour essayer de faire chanter Didier Deschamps. Ils ne se pressent pas dans leur choix vu qu’ils ont un plan B avec les Lions de la Téranga. Peu importe le temps qu’ils prendront, leurs chances de rejoindre la Tanière peuvent rester intactes. Inutile de remuer le couteau dans la plaie. Les exemples ne manquent pas. Pendant que l’Algérie et le Maroc démarchent les binationaux plus tôt, le Sénégal, lui, attend que le fruit soit mûr, pour venir le cueillir. Avec une telle léthargie hypnotique, il faut toujours s’attendre à passer sur de bons coups.

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