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Equipe nationale

Une qualification et des inquiétudes. #Contribution

Le Sénégal a validé son ticket pour le dernier tour qualificatif pour le Mondial 2022. Les Lions n’ont laissé aucune chance à leurs adversaires (4 victoires en 4 matchs). Sur le plan comptable, la satisfaction est totale. Mais des interrogations subsistent toujours.

La moisson a été très bonne. La moitié de la mission accomplie. Un festival de buts (12). Un goal average positif (+9). Une qualification après seulement quatre matchs. Beaucoup se contenteront de ces résultats bruts. Car, pour eux, le plus important est que l’objectif principal soit atteint. Mais ne devrait-on pas pousser la réflexion plus loin? N’est-ce pas légitime d’être plus exigeant avec cette équipe? Cette génération a du talent. Elle peut s’installer sur le sommet du foot africain. Personne n’en doute. Mais elle devra montrer autre chose. La double confrontation face à la Namibie doit nous ramener à la retenue. Après le hold-up qu’avait failli réussir l’Eswatini au stade Lat-Dior. Ces trois rencontres devraient sonner comme un sérieux avertissement.

 

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Le match face aux Brave Warriors disputé à Johannesburg aurait pu lever des doutes. Les Lions allaient enfin jouer sur une très bonne pelouse. Et la possibilité de taire les critiques sur le jeu. Bien sûr l’efficacité offensive était présente. Mais les coéquipiers d’Idrissa Gana Guèye ont fait preuve d’une grande fébrilité. Comme à Thiès, l’animation défensive a posé problème. Sans qu’Aliou Cissé puisse y remédier. Et conscients du manque de complémentarité (et peut-être de talent) du double pivot sénégalais, les Namibiens n’ont pas hésité à presser. En chatouillant les pieds des Sénégalais, ils avaient parfois une facilité déconcertante à accéder aux buts d’Édouard Mendy. Leur enthousiasme et leur insouciance ont failli être récompensés. Il leur a manqué un soupçon de réussite. Avec cette barre, notamment. Ce qui aurait pu tout changer. Mais derrière, les Namibiens se font punir. Tant mieux pour le Sénégal.

 

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Voir le Sénégal être autant exposé défensivement face à un adversaire largement à sa portée interroge. Qu’en sera-t-il face à des adversaires de gros calibres, avec de meilleurs arguments offensifs? Le contenu nous laisse toujours sur notre faim. Le Sénégal a un jeu stéréotypé. Osons-le dire. Il suffit de voir le nombre de fois où Kalidou Koulibaly a été contraint de jouer long. Faute de solutions dans l’entrejeu. Car Cheikhou Kouyaté n’ose pas attaquer l’espace ouvert. Il ne décroche pas, ne propose pas de solution au porteur du ballon. Sur le troisième but, Abdou Diallo a dû percer le milieu, pour alimenter les attaquants. L’autre inquiétude est que le joueur des Eagles peine à couvrir le flanc droit. Ce n’est pas un hasard si la Namibie avait choisi le côté de Bouna Sarr, pour mener ses attaques.
Les Lions peinent ces dernières années à gagner contre les gros. Car cette équipe apporte rarement une réponse collective face aux problèmes adverses. Le coaching et la tactique y sont pour beaucoup. Le Sénégal ne peut espérer gagner la CAN ou se qualifier à la Coupe du monde qu’en s’appuyant sur le talent individuel des joueurs. Vouloir écrire le nom du Sénégal dans le palmarès africain avec autant de déséquilibre (vu aussi face à la Tunisie à la CAN 2019), c’est la synthèse des paradoxes d’Aliou Cissé et de la Fédération sénégalaise de football (FSF).

Moussa Galsen

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