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Football

Gana Guèye, la proie facile

En étant en tribune contre Montpellier, Idrissa Gana Guèye a déclenché un mini-séisme en France. Le Sénégalais a été victime d’un acharnement sans précédent pour avoir refusé de s’associer à la lutte contre l’homophobie. Cela a suscité des réactions disproportionnées. Alors que le Champion d’Afrique n’est pourtant pas le premier joueur à se désolidariser d’une cause qu’il ne défend pas. 

Jusqu’où ira cette hypocrisie? Idrissa Gana Guèye ne doit plus savoir où donner de la tête. Le Sénégalais n’imaginait sûrement pas déclencher un tollé médiatique. Car tout le monde ne parle que de lui. Loué depuis le début de sa carrière pour son professionnalisme en dehors et sur le terrain, il est dépeint, à l’heure actuelle, par certaines personnes, prêtes à ronger n’importe quel os pour se faire entendre, comme un pestiféré. Parce qu’il n’a pas voulu s’associer à la lutte contre l’homophobie. Son attitude a suscité un torrent de réactions et mis son club, qui l’a livré à la vindicte populaire deux mois seulement après avoir vécu un enfer lorsque la vidéo où il blesse involontairement Kylian Mbappé a circulé, dans l’embarras. Journalistes, consultants, citoyens, tous participent au lynchage médiatique. Même Valérie Pécresse, candidate laminée lors des dernières élections présidentielles, qui a paradé dans la rue pour soutenir la manif pour tous en 2013, a oublié ses dettes, pour prouver une fois de plus son incohérence. Pourtant, l’ancien joueur de Diambars n’est pas un cas isolé.

Faire de Gana un exemple

La campagne que subit Idrissa Gana Guèye, l’agneau du sacrifice, est injuste. Peut-être que l’objectif inavoué est de faire de lui un exemple pour les futurs récalcitrants. Car, dorénavant, il est évident que ceux qui voudront se rebeller penseront au Sénégalais avant de passer à l’acte. Et pourtant, en mai 2019, lors de la 37e journée, la LFP avait invité capitaines et entraîneurs à porter un brassard arc-en-ciel. L’initiative n’était pas suivie par certains acteurs du football. Leonardo Jardim était contraint de le mettre parce que Radamel Falcao portait un brassard classique. De même que Fayçal Fajr (Caen) ou Jose Fonte (Lille). En l’absence de Nabil Fékir, Antony Lopes et Marcelo, habituels capitaines, n’ont pas joué le jeu. Jeremy Morel a dû se substituer à eux. Dimitri Payet et Max Alain Gradel arboraient deux brassards (classique et arc-en-ciel), l’un sur l’autre. A la mi-temps, l’Ivoirien ne jouait qu’avec le classique. La consigne n’était pas suivie. Personne n’a vociféré sur les plateaux. La liberté à géométrie variable.

1 Commentaire

1 Commentaire

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    Momo

    17 mai 2022 au 12:23

    L’expression même de  »lutte contre l’homophobie » ne sied pas. Il ne se désolidarise pas de la lutte contre l’homophobie, mais ne veut pas s’associer à la propagande d’un mouvement s’inscrivant aux antipodes des principes de sa religion ! Il est noiret musulman: déjà 2 excellents motifs pour s’acharner sur lui ! On est de tout cœur avec lui. Faudra juste pas laisser prospérer cet acharnement sans réagir. Force à lui ❤️❤️❤️

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