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Omar Daf, l’incarnation du renouveau sochalien

A Auxerre, le rêve de Sochaux d’accession en Ligue 1 s’envole. Mais le parcours du club marque les esprits. Un homme est l’architecte de ce retour au premier plan des Jaune et Bleu, Omar Daf.  Le coach sochalien permet à ses hommes, durant cet exercice, de rugir à nouveau. Et de voir le futur avec un peu plus d’optimisme. 

Qu’il semble loin le Daf out (#Dafout)! Le Sénégalais réussit à retourner les opinions. Le FC Sochaux tire un trait sur son rêve de montée en tombant les armes à la main à Auxerre. Malgré la fin de cette belle aventure, la frustration ne prend pas le dessus sur le remarquable travail accompli par Omar Daf. En dépit des organismes carbonisés, les Sochaliens poussent la troisième équipe de L2, programmée pour jouer en première division française depuis deux ans, à la séance des tirs au but. Une tentative manquée de Yann Kitala met fin aux espoirs des Jaune et Bleu. Un dénouement cruel, qui ne fragilise pas pour autant les fondations posées par l’ancien latéral de la génération 2002. Le Lion franc-comtois permet à une équipe historique de retrouver goût au plaisir. De la crainte d’une relégation en National en 2019, le FC Sochaux flirte avec le bonheur d’accession aux playoffs. Un énorme bond en avant. Le fruit de la vision et de la patience des dirigeants. Conscient de ses gros sacrifices et des progrès immenses, le bord sochalien le prolonge jusqu’en 2023 au mois de mars 2021. L’objectif: permettre au vice-champion d’Afrique (2002) de travailler dans un climat de confiance et de sérénité.

Des liens forts

Omar Daf sait composer avec un climat pesant. Cette hantise de ne pas retrouver rapidement l’élite révolte de nombreux supporters. Mais le Sénégalais sait se montrer patient. En Ligue 2, c’est facile de se casser les dents. La plupart des équipes qui goutent à la relégation sont bien placées pour le savoir. Il résiste à cette grogne du début de saison et lors de la mauvaise passe des Sochaliens (aucune victoire entre la 13e et 16e journée). Il est connu pour sa classe. Et son amour pour le club le rend plus fort. Il ne veut pas briser ces liens forts. Son envie de réussir drape ses épaules. Avec son calme légendaire, il se réfugie dans le travail. Sa discrétion ne le dessert pas. A la place des longs discours, il préfère la vérité du terrain. La meilleure des réponses. Là où tous les entraineurs sont jugés. Il s’arc-boute sur ça. C’est avec cet état d’esprit qu’il fait face aux flots de critiques. Pourtant c’est pour sauver son équipe de cœur qu’il accepte le cadeau empoisonné. Car au moment où les dirigeants le sollicitent, les Jaune et Bleu sont au plus mal. Les moyens financiers sont très limités (budget prévisionnel retoqué, encadrement masse salariale, interdiction de recrutement onéreux). Le divorce est consommé avec une grande partie des fans. Les ultras appellent au boycott de la campagne d’abonnements 2018-2019. Une prise de position catégorique destinée à montrer leur désaccord par rapport à la gestion du club (rachat par Ledus et arrivée du groupe du Baskonia Alavès).

Fédérer tout le monde

En prenant les commandes du FC Sochaux, un club à la dérive, Omar Daf est conscient d’être sur un terrain miné. Un risque pour un novice (seulement deux intérims comme expérience dans le monde professionnel). Mais voir sa famille sochalienne se fracturer le brise. La réunir devient un impératif. Le chantier est immense. Son credo et son mot d’ordre: fédérer tout le monde. Pour y arriver, il ne renie pas ses principes de jeu. Procurer du plaisir sur le terrain l’obsède. Le seul moyen de redonner vie au stade Auguste-Bonal. Son équipe est agréable à voir jouer (3e meilleure possession de L2 avec une moyenne de 55,89%). Les supporters continuent de prendre d’assaut les gradins (3e meilleure affluence avec une moyenne de 9 132 spectateurs). Pour le plus grand bonheur des joueurs. Ces soldats du coach, boostés par son discours et le soutien populaire, procurent des émotions aux Francs-Comtois. Les Sochaliens occupent même le fauteuil de leader du championnat de Ligue 2 pendant quelque temps. Avant de craquer par la suite au mois de janvier et de passer la main à Toulouse. Comme lors des précédents exercices, le manque de fraicheur physique joue un tour à ses hommes. Sans renfort au mercato hivernal et avec un effectif éreinté, difficile de rivaliser dans la dernière ligne droite avec les concurrents directs. En conservant l’ossature du groupe et en capitalisant les efforts des dernières années, le FC Sochaux pourrait vite retrouver la Ligue 1. Le grand voeu d’Omar Daf.

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